• valerie

F.O.M.O.


FOMO. Fear of missing out.

Ça d’l’air que j’en souffre. Pour vrai je pense que c’est une épidémie. Je regarde le monde aller pis ça l’air de frapper fort cette affaire-là, on dirait un peu la peste des temps modernes. Ça tue pas physiquement mais je pense que ça tue autrement.

Sans blague, j’ai l’impression que cette peur là c’est une meurtrière de cœurs heureux. En ce moment, je suis en Australie. Je te glisse cette information là parce que quand tu découvres des nouveaux endroits, on dirait que la fomo se fait sentir encore plus. On dirait que parce que tout est encore inconnu, que mon temps ici est pas infini, je me sens obligée de jumper dans toutes les aventures qu’on me propose. Que ce soit trouver une plage déserte où aller surfer (je suis pas en train de me plaindre de ça), ou aller prendre un verre au pub un samedi soir, je dis presque jamais non. Pis si je le fais, je culpabilise.

C’est rare que j’ai regretté l’aventure en tant que tel. Ce que je regrette des fois c’est de pas écouter mon corps, comment il va lui et qu’est-ce qu’il a besoin. J’ai l’impression que nous les humains on est en train de s’étourdir à force de vouloir vivre des moments plus que plus qu’incroyables. Je sais pas si c’est juste le terme qui est nouveau et qu’on a toujours été comme ça mais je trouve ça triste. Ben, c’est beau de vouloir s’émerveiller mais c’est triste qu’on soit pas capable de s’arrêter pis d’apprécier le rien. Le juste moi avec moi, pas de son pas de télé, pas de musique pis pas d’Instagram, juste ma tête pis mes idées. Je pense que c’est là que les cœurs heureux meurent. C’est quand on cherche ce qui va nous rendre plus que plus qu’heureux, pis qu’on cherche à l’extérieur. Pis ça je l’apprend tranquillement sauf que je l’oublie rapidement.

La bonne chose c’est que notre cœur (au sens figuré) il a des vies infinies. Ça fait que si tu l’a laissé mourir, demain y va revivre pis tu peux repartir à zéro. Pis je pense qu’une fois qu’on aura appris à slacker un tour, y’en aura pu de peur parce qu’on va être où y faut quand y faut pour notre petite personne à nous, tant qu’on oublie pas de retourner à l’intérieur un peu plus souvent que de temps en temps.


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