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Texte annuel de bonne fête.

Depuis qu’À Demi Sauvage existe, j’écris quelque chose pour ma fête. Pas nécessairement pour toi (sorry not sorry) mais plus pour faire un bilan de mon année. Celle-ci termine pas mal différemment des autres.


Je me suis fait demander ce matin comment je me sentais de fêter ma fête dans une ambiance comme celle-là. Étonnement, j’avais pas de réponse. C’est pas mon habitude de ne pas savoir comment je me sens, alors j’ai décidé d’écrire pour réfléchir, pour mettre mes idées au clair.


Je serais une bonne menteuse de dire que je n’ai pas peur. D’être devant l’inconnu m’a toujours créé une bonne dose d’anxiété, et cette fois-ci cette boule dans le ventre est partagée à travers la société. Pis de réaliser ça m’a ouvert les yeux sur mes 28 dernières années.


J’ai consciemment ou non toujours été dans des situations précaires ou pas très stables. On dirait que la bibitte en moi aimait ça être nourrie par la peur. Que ce soit financièrement ou physiquement, je me mettais toujours dans des endroits pas trop groundés. J’ai voyagé et dépensé sans réellement penser à plus tard et à la fin de cette année, j’ai finalement ressenti comme un besoin urgent de m’enraciner. Comme on dirait poliment de get my shit together.


J’ai longuement pensé aussi à ce que je voulais apporter dans le monde. Vers quoi me diriger pour aider le plus grand nombre, pas juste mon petit nombril (cette job-là je l’ai dédiée à mes 27 ans). Alors j’ai fouillé dans mes souvenirs pour observer les compliments que je recevais le plus souvent. Utiliser ma force autant pour moi que pour toi. Pis le mot soleil et lumière revient, souvent.


Fak je sais que la situation n’est pas une joke, vraiment pas. Mais je crois qu’on est assez bombardés de ce qui se passe de mauvais que pour moi, j’ai envie de continuer à te partager du léger. J’ai envie qu’on soit là les uns pour les autres, d’écouter autant notre petite voix que celle des autres via Facetime. De voir à quel point la communauté c’est vrai, et que même quand tout devient plus difficile, on trouve toujours un moyen. C’est sur que de passer du temps avec toi va faire sortir des émotions. Respire. Classes pas tes feelings comme étant bons ou mauvais. Respire. Pis écoute ce qu’ils ont à dire.


J’ai peur, je l’ai écouté ce feeling-là. Je sais que je le ressens, qu’il est présent mais je prends la décision de ne pas le laisser m’envahir. J’ai confiance que du bon ressors de cette situation, je le vois déjà. Ironiquement, mon désir de stabilité pour mes 28 ans commence avec de l’inconnu. C’est probablement la meilleure façon de me faire comprendre que rien ne va réellement être stable indéfiniment dans la vie sauf mon intérieur. Tout le reste est malléable et sera toujours en mouvement. La seule chose qui ne changera pas, c’est le changement pis de me dire ça, c’est drôlement rassurant.


Je sais que c’est pas évident, mais on est là. xx


ps. Je sais que c'est juste une fête et que beaucoup vivent des situations tellement pires au quotidien, c'est juste un prétexte pour t'écrire...



photo: Pinterest (artiste inconnu)

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