Veux-tu ben.

Bon on va mettre quelque chose au clair.


J'entends à tous les jours les gens relativiser leurs émotions face à la crise. "Ah je devrais pas chialer que je suis épuisé, j'ai une job contrairement à tellement d'autres", "J'ai personne de mort dans mon entourage, pourquoi je me sens comme si je vivais un deuil, j'ai pas rapport".


Le plus grand mal, que tu le compares à tous les maux des autres, ça reste le tien.


Fak là, tu vas arrêter deux minutes de te comparer. Tes émotions sont valides, t'as pas la même vie que personne, ça fait que tes outils sont différents de tous. Je sais que ça vient d'une bonne place d'avoir cette réflexion-là, c'est juste que ça aide pas. Ça aide personne. Si tu repousses tes émotions, elles ne s'en vont pas, elles font juste gang-up dans ton intérieur pis là tu vois la culpabilité, la honte pis tout le reste de la gang se nourrir ensemble jusqu'à ce que ça ressorte tout croche un moment donné.


T'aides personne à être une bombe à retardement. Si tu veux vraiment aider, ressens. Vas-y dans le pas beau pis dans le méchant. Ça dure pas ces moments-là. Y'a rien qui dure pour toujours, tu le sais.


C'est peut-être un gros mot pour décrire ce qu'on vit mais c'est ça quand même, on vit un deuil. Pis quand on vit un deuil, c'est normal d'avoir de la peine. Tu vas passer à travers tellement d'émotions différentes, mais si tu penses que tu pourras pas passer à travers, c'est probablement une bonne chose que ça arrive. Tu vas réaliser que tu fais tellement des grandes choses.


Pis si ça va bien, culpabilise pas non plus. Tu peux à la place en être reconnaissant et utiliser ça pour aider autour (et à distance) ceux qui trouvent ça peut-être plus rough.


Quand on dit qu'on est un, dans une situation comme ça, ça prend tout son sens.


Vas-y pis ressens.

xx


Photo crédit: Pinterest

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